La direction générale de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) a rencontré les hommes de médias, le mercredi 10 octobre 2012 à Ouagadougou. Les échanges ont porté sur la pénurie de gaz constatée depuis un certain temps.

Le Directeur général (DG) de la Société nationale burkinabè d'hydrocarbures (SONABHY), Paul Marie Compaoré -photo: Sidwaya

Le Directeur général (DG) de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), Paul Marie Compaoré -photo: Sidwaya

« Depuis quelques jours, les consommateurs ont du mal à se procurer du gaz butane, nous l’avons constaté sur le terrain et la presse en fait l’écho chaque jour. Notre objectif est de vous donner les informations justes afin que vous puissiez informer le public ». C’est en ces termes que le directeur général de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY), Paul Marie Compaoré a justifié la rencontre du mercredi 10 octobre 2012 avec les journalistes. Il a affirmé que sa structure s’étonne de constater que malgré ses livraisons journalières de 120 tonnes, des consommateurs continuent de chercher vainement du gaz dans les différents lieux de vente. A l’entendre, pendant les mois de juillet et d’août, périodes où la consommation est la plus élevée, la livraison journalière était estimée à 103 tonnes. Pour lui, tout porte à croire que cette situation est due à des spéculations sur le marché. Il n’écarte pas également la probabilité d’une sortie du gaz vers d’autres pays où le produit coûte plus cher. « Je voudrais appeler à la citoyenneté et au patriotisme de chacun car le gaz est un produit subventionné par l’Etat et ne saurait être une source de spéculation et de pratiques illicites », a-t-il lancé. Toutefois, le directeur général a reconnu que sa structure connaît de sérieuses difficultés de trésorerie mais n’est pas en cessation de paiement vis-à-vis de ses fournisseurs qui continuent de l’approvisionner.

Seulement, il avoue avoir manqué une livraison en début septembre, suite à des retards de payement. « Les choses sont maintenant rentrées dans l’ordre et la SONABHY travaille à rattraper le retard accusé dans le remplissage des bouteilles », a-t-il rassuré. Par ailleurs, il a rappelé que la demande en gaz connaît une progression importante d’année en année. « Il s’agit donc d’un marché qui présente un fort potentiel d’évolution. Nous tendons vers une consommation de 40 000 tonnes en 2012 alors qu’en 2007 nous n’en consommions que 20 000 tonnes », a relevé le premier responsable de la nationale des hydrocarbures. Il a indiqué que le Burkina Faso, comme les autres pays, fait face à une facture pétrolière sans cesse croissante. « Ces conséquences qui sont vécues par tous les Burkinabè le sont également de manière plus cruciale par la SONABHY qui, de jour en jour, voit sa trésorerie s’éroder face à des besoins de consommation qui vont croissants », a-t-il ajouté. Il a estimé que, face à la crise économique généralisée, si des dispositions idoines ne sont pas prises, la SONABHY risque de ne pas pouvoir accomplir sa mission convenablement à long terme. Aussi, le directeur général dit être favorable à une légère hausse du prix du gaz butane.